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Un ciel bleu, des racines, une feuille de bouleau qui germe, l'éclat du soleil sur les épines d'un mélèze d'Amérique, verdissant, un mésange qui gobe la première baie d'un amélanchier: la forêt boréale québécoise, en plein réveil.

 

L'air sent la terre, il sent le bois. À côté, entassés en hautes piles, des billots fraîchement coupés attendent d'être transportés vers les usines. 

 

Sans qu'on ne s'en aperçoive, notre territoire traverse une crise. On coupe de plus en plus vite, de plus en plus haut, au nord. Des communautés autochtones crient au désespoir quant à la destruction de leur territoire, de ce qu'il reste d'un mode de vie traditionnel. Les écologistes sonnent l'alerte pour protéger les rares forêts intactes qu'il nous reste ainsi que plusieurs espèces dorénavant vulnérables. Les travailleurs forestiers ragent contre la certification FSC, contre la fermeture d'usines. Les emplois sont précaires, instables. Tous sont inquiets et personne ne sait, encore, comment gérer nos forêts de manière véritablement durable, sans faire terriblement mal aux régions dont l'économie se base presque exclusivement sur la coupe forestière. 

 

C'est ainsi par et pour Boréalisation qu'a germé l'idée d'un herbier, une tentative de mettre sur papier toute la richesse de notre territoire et de tout ce qu'il avait à nous donner. Constamment en progression, bien du temps s'écoulera avant qu'il puisse avoir la prétention de ne rassembler qu'une infime partie de toutes ces plantes, connues, inconnues et oubliées, qui parsèment notre territoire boréal. C'est pourtant une invitation à tous les intéressés, de renouer avec cette nature sauvage qui nous a apporté tant, de se rendre compte de sa beauté et sa complexité, la reconnaître et (ré)apprendre, patiemment, à l'utiliser. 

Boréalisation est une organisation écologiste consacrée à la conservation en territoire boréal. Boréalisation est déployée sur cet immense territoire boréal; engagée dans sa communauté; et impliquée sur tous les fronts (social, culturel, politique et économique) pour transformer notre rapport collectif au territoire et à la nature sauvage.

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